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La caverne

Figure-toi,
Depuis l’enfance, ils ont grandi dans l’obscurité,
Blancs comme de gros bombyx du mûrier, les jambes et le cou enchaînés.

Leur mère n’a pas été suffisamment bonne, nature marâtre les a laissés crever la bouche ouverte,
Ils ont grandi avec leur chaînes, nus et leurs chairs qui transpirent,
Dans la caverne

Au spectacle, leurs corps doloriphéres, affect passion,
et les ténèbres de mystères, percussions en ombres chinoises des saltimbanques qui jonglent silhouettes.

Un singulier affûte son regard, il en perçoit l’activité, c’est lui le saltimbanque,
les ombres dansent à l’intérieur. Et les chaînes sont lâches, on les desserre en se musclant le regard.

Le voilà prophète, on lui cracha d’abord son visage, la postérité se chargea de prostituer sa pensée.
Tu nous annonces une révélation, vive l’arrière-monde, vive la vérité passive et cachée, celle qui agit pour nous... »
- Je vous donne votre regard, derrière le voile de ta cornée
- Nous n’en voulons pas d’autre, nous voulons celui de Dieu ou rien
- Ce sera rien

intoTheCave