Nelson Katonasaï

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Profondément marqué par l’analyse d’un célèbre bonhomme, Katonasaï a consacré une large partie de son œuvre à la commenter.

Il choisit de se convertir à la peinture au début des années soixante, lors d’un séminaire qui réunissait les plus grands spécialistes en philosophie esthétique de l'époque: Jamie Terrence, Pietro Govure, Jacquie Stormoze etc. Il raconte dans son livre Trente-six diagrammes sa rencontre avec le professeur Terrence qui devait bouleverser le reste de sa vie : « Le professeur Terrence articulait fort mal, si bien que je me souviens avoir passé une large partie de ses conférences à croire qu’il parlait du « mot « alors qu’il disait « le beau ». Cela ne m’a pour autant pas empêché de très bien comprendre ce qu’il voulait dire, bien plus que les autres intervenants que je jugeais pour la plupart comme des pisses-froid sans idées. Le lapsus révélateur dans un sens et dans l’autre allait prendre son importance lorsque, lors de sa deuxième ou troisième conférence, Terrence cita le passage qui me bouleversera durablement :

Comparez un fragment d’électrocardiogramme avec un dessin du Mont Fuji-Yama par Hokusai. Les lignes noires en zigzag sur des fonds blancs peuvent être exactement les mêmes dans les deux cas. Cependant l’un est un diagramme et l’autre une image. Qu’est-ce qui fait la différence ? […] La différence est syntaxique : les aspects constitutifs du diagramme, en tant qu’on les compare avec le caractère imagé sont l’objet d’une restriction expresse et étroite.

Fort peu célébré de son vivant, une bulle dans le marché a récemment fait exploser la valeur Katonasaï
L’institut pour l’art souhaite se séparer de sa collection qui compte vingt originaux et plusieurs tirages de tête des travaux de la première période de Katonasaï (1960-1965), au profit de l’association « bras trop court pour le gratter » qui fait des choses un peu plus concrètes que toutes ces conneries qu’on devrait se contenter d’utiliser en tant que cale ou planche à repasser.